De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Par Yves Cochet, Ancien ministre de l’environnement, président de l’institut Momentum

http://www.liberation.fr/debats/2017/08/23/de-la-fin-d-un-monde-a-la-renaissance-en-2050_1591503

Jadis, inspirés par le rapport Meadows ou les écrits de Bernard Charbonneau, René Dumont et André Gorz, nous connaissions déjà les principales causes de la dégradation de la vie sur Terre et aurions pu, dès cette époque et à l’échelle internationale, réorienter les politiques publiques vers la soutenabilité. Aujourd’hui, il est trop tard, l’effondrement est imminent.

Bien que la prudence politique invite à rester dans le flou, et que la mode intellectuelle soit celle de l’incertitude quant à l’avenir, j’estime au contraire que les trente-trois prochaines années sur Terre sont déjà écrites, grosso modo, et que l’honnêteté est de risquer un calendrier approximatif. La période 2020-2050 sera la plus bouleversante qu’aura jamais vécue l’humanité en si peu de temps. A quelques années près, elle se composera de trois étapes successives : la fin du monde tel que nous le connaissons (2020-2030), l’intervalle de survie (2030-2040), le début d’une renaissance (2040-2050).

Bien que la prudence politique invite à rester dans le flou, et que la mode intellectuelle soit celle de l’incertitude quant à l’avenir, j’estime au contraire que les trente-trois prochaines années sur Terre sont déjà écrites, grosso modo, et que l’honnêteté est de risquer un calendrier approximatif. La période 2020-2050 sera la plus bouleversante qu’aura jamais vécue l’humanité en si peu de temps. A quelques années près, elle se composera de trois étapes successives : la fin du monde tel que nous le connaissons (2020-2030), l’intervalle de survie (2030-2040), le début d’une renaissance (2040-2050).

L’effondrement de la première étape est possible dès 2020, probable en 2025, certain vers 2030. Une telle affirmation s’appuie sur de nombreuses publications scientifiques que l’on peut réunir sous la bannière de l’Anthropocène, compris au sens d’une rupture au sein du système-Terre, caractérisée par le dépassement irrépressible et irréversible de certains seuils géo-bio-physiques globaux. Ces ruptures sont désormais imparables, le système-Terre se comportant comme un automate qu’aucune force humaine ne peut contrôler. La croyance générale dans le libéral-productivisme renforce ce pronostic. La prégnance anthropique de cette croyance est si invasive qu’aucun assemblage alternatif de croyances ne parviendra à la remplacer, sauf après l’événement exceptionnel que sera l’effondrement mondial dû au triple crunch énergétique, climatique, alimentaire. La décroissance est notre destin.

La seconde étape, dans les prochaines années 30, sera la plus pénible au vu de l’abaissement brusque de la population mondiale (épidémies, famines, guerres), de la déplétion des ressources énergétiques et alimentaires, de la perte des infrastructures (y aura-t-il de l’électricité en Ile-de-France en 2035 ?) et de la faillite des gouvernements. Ce sera une période de survie précaire et malheureuse de l’humanité, au cours de laquelle le principal des ressources nécessaires proviendra de certains restes de la civilisation thermo-industrielle, un peu de la même façon que, après 1348 en Europe et pendant des décennies, les survivants de la peste noire purent bénéficier, si l’on peut dire, des ressources non consommées par la moitié de la population qui mourut en cinq ans. Nous omettrons les descriptions atroces des rapports humains violents consécutifs à la cessation de tout service public et de toute autorité politique, partout dans le monde. Certains groupes de personnes auront eu la possibilité de s’établir près d’une source d’eau et de stocker quelques conserves alimentaires et médicamenteuses pour le moyen terme, en attendant de réapprendre les savoir-faire élémentaires de reconstruction d’une civilisation authentiquement humaine. Sans doute peut-on espérer que s’ensuive, autour des années 50 de ce siècle, une troisième étape de renaissance au cours de laquelle les groupes humains les plus résilients, désormais privés des reliques matérielles du passé, retrouvent tout à la fois les techniques initiales propres à la sustentation de la vie et de nouvelles formes de gouvernance interne et de politique extérieure susceptibles de garantir une assez longue stabilité structurelle, indispensable à tout processus de civilisation.

Cependant, les orientations politiques déduites de cette analyse deviennent relativement faciles à décrire : minimiser les souffrances et le nombre de morts pendant les décennies à venir en proposant dès aujourd’hui un projet de décroissance rapide de l’empreinte écologique des pays riches, genre biorégionalisme basse-tech, pour la moitié survivante de l’humanité dans les années 40. Autrement dit, profiter de la disponibilité terminale des énergies puissantes et des métaux d’aujourd’hui pour forger les quelques outils, ustensiles et engins simples de demain (les années 30), avant que ces énergies et ces métaux ne soient plus accessibles. Sans surprise, hélas, notre perspective générale ne semble pas encore partagée par la majorité des écologistes qui tiennent leurs Journées d’été européennes à Dunkerque. Ainsi, la plénière finale du samedi 26 août est-elle en partie consacrée au «développement industriel» en Europe. Un élan vers le pire.

Overpopulated Egypt Seeks to Reduce Fertility Rate by 2030

L’Egypte surpeuplée tente de réduire le taux de fécondité pour 2030

http://www.nytimes.com/aponline/2015/06/09/world/middleeast/ap-ml-egypt-population.html?_r=2

POPULATION  [24]

The aim is to get Egyptian women to attain a fertility rate of 2.4 children, she said, speaking on the sidelines of a conference on youth hosted by the U.S.-based NGO Population Council in Cairo. Women currently give birth to 3.5 children each on average.

L’objectif est d’atteindre un taux de fécondité de 2,4 enfants par femme.

Global oil supply to lag demand after 2020 unless new investments are approved soon

Global oil supply could struggle to keep pace with demand after 2020, risking a sharp increase in prices, unless new projects are approved soon, according to the latest five-year oil market forecast from the International Energy Agency.

The global picture appears comfortable for the next three years but supply growth slows considerably after that, according to Oil 2017, the IEA’s market analysis and forecast report previously known as the Medium-Term Oil Market Report. The demand and supply trends point to a tight global oil market, with spare production capacity in 2022 falling to a 14-year low.

https://www.iea.org/newsroom/news/2017/march/global-oil-supply-to-lag-demand-after-2020-unless-new-investments-are-approved-so.html

The “Wind and Solar Will Save Us” Delusion

In my opinion, the time has come to move away from believing that everything that is called “renewable” is helpful to the system. We now have real information on how expensive wind and solar are, when indirect costs are included. Unfortunately, in the real world, high-cost is ultimately a deal killer, because wages don’t rise at the same time. We need to understand where we really are, not live in a fairy tale world produced by politicians who would like us to believe that the situation is under control.
https://ourfiniteworld.com/2017/01/30/the-wind-and-solar-will-save-us-delusion/

Tout politicien qui promet de la croissance

Tout politicien qui promet de la croissance, plus de pouvoir d’achat, moins de chômage, etc, est soit ignorant soit menteur.

Je vous propose deux paraboles, de mon cru.

La parabole de l’orange.
Un politicien brandit une orange et dit: je vais extraire du jus de cette orange de manière durable. Et pourtant, personne ne trouve ça drôle.

La parabole du pincement.
Si je vous pince jusqu’à provoquer une forte douleur, il y a deux moyens d’arrêter la douleur. Soit j’arrête de vous pincer, soit je vous donne un anti-douleur pour pouvoir continuer à vous pincer en toute quiétude. Cette dernière méthode est largement utilisée par les politiciens.

Short at some point in the next 5 years

2015 was a year where a lot of projects came online that were developed in previous years. There is less of that this year. So 2 million for this year seem reasonable. Next year will be interesting.

If demand keeps growing, there should be a substantial shortfall, draining storage. The only way to close the fast growing gap is a miraculous recovery of Libya and others that are currently hampered by political unrest.

There are still a lot of projects due this year and next and even into 2018, but not quite enough to make up for the declines. Probably 2.5 to 3.5 mmbpd fall over the three years barring big, unexpected outages. In 2019, 2020 and 2021 there will be dramatic and accelerating falls unless a lot of expensive, and currently delayed, oil developments are fast tracked soon, or a lot of very cheap oil is found somewhere, or in fill drilling ramps up quickly on the big reservoirs. We’ll get to see the truth behind LTO sustainability and flexibility; that and depending on how demand goes, plus the real storage numbers will determine prices and therefore future supply developments. Overall though I agree, I think we will suddenly find ourselves short at some point in the next 5 years, and without many options.